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Life is short and there is not much you can do about it but you can make it as wide as you want.

jeudi 10 juin 2010

Convoyage de LADY M

Convoyage de LADY M


Lors de la vente de Lady M le nouveau propriétaire m’avait demandé de l’aider pour la mise à l’eau et pour le convoyage de Iroquois dans les 1000 Iles jusqu’à Beauharnois où se trouve son mouillage.

C’est son premier bateau et malgré qu’il ait beaucoup lu sur le sujet et qu’il est bien informé en théorie, Michel n’a jamais manœuvré un voilier de cette grosseur. Lady M mesure 45 pieds hors tout avec le beaupré et le bossoir et pèse près de 20,000 livres à sec. Ajoutez à ça que c’est un plein quillard qui demande une technique particulière dans les manœuvres serrées et vous comprendrez que ce n’est pas l’embarcation idéale pour l’apprentissage.

Le voyage lui-même peut être intimidant pour un débutant considérant qu’il n’y a pas moins de 5 écluses et deux ponts levis à traverser. L’attente aux écluses peut être de une à plusieurs heures ce qui rend le lieu de l’arrêt pour la nuit presque impossible a planifié de façon certaine. Il faut donc connaître les options disponibles tenant compte qu’il est illégal de jeter l’ancre ou d’accoster du coté américain sans avoir passé les douanes.

http://en.wikipedia.org/wiki/Saint_Lawrence_Seaway

Il faut aussi tenir compte du courant qui varie entre 1 et 3 nœuds en direction est dans la planification du parcourt. En d’autres mots, il faut savoir, rendu à certaines étapes, si nous pouvons continuer ou si nous devons arrêter, même s’il est un peut tôt. Marielle et moi avons fait ce voyage plusieurs fois dans le passé et je me sentais très confortable de l’entreprendre à nouveau.

Michel m’avait dit que ce serait probablement la fin de semaine du 23 mai et moins d’une heure après notre retour à Melocheville, il s’est pointé avec sa compagne Micheline pour confirmer que je serais disponible. Ya pas plus disponible qu’un retraité qui aime les bateaux. La mise à l’eau a été cédulée pour le jeudi à 10 heuress du matin et Iroquois Marine a informé Michel que nous devions quitter la marina dans l’heure qui suit la mise à l’eau car il n’y avait plus de places disponibles et qu’ils devaient mettre plusieurs autres bateaux à l’eau durant la journée.



Le nouveau propio, Michel, a la barre.

Michel et Micheline m’attendaient dès 7 heures 30 devant la maison jeudi matin. Aussitôt arrivé à la marina je me suis empressé de faire les préparations nécessaires car les travailleurs étaient déjà en place et étaient prêts à bouger le bateau. Pendant que Micheline plaçait les bagages et la nourriture à l’intérieur du bateau, Michel a assemblé et gonflé l’annexe. Une fois à l’eau, je me suis assuré qu’aucun passe-coque ne coulait et j’ai vérifié que tous les systèmes fonctionnaient bien, surtout le GPS pour la navigation.

La marina de Chrysler Park étant seulement une quinzaine de milles à l’est, nous avons décidé de partir sans voiles et d’y arrêter pour la nuit. De cette façon nous aurions tout le temps voulu pour monter les voiles sans pression. La première écluse, Iroquois, est immédiatement à la sortie du canal de la marina. Nous nous sommes amarrés au quai des plaisanciers et j’ai appelé les éclusiers qui m’ont dit de larguer les amarres immédiatement car ils étaient prêts à nous laisser passer. Quelle chance car aurions facilement pu attendre 2 heures. Les écluses de Iroquois sont très faciles à passer car le changement de niveau n’est qu’une dizaine de pouces. Bonne initiation pour Michel et Micheline.

Photo de droite: Micheline s'entraine pour les passages dans le sud.
Cliquez pour voir les écluses d’Iroquois :

http://marinas.com/view/lock/601_Iroquois_Lock_ON

Nous étions à Chrysler Park à 2 heures 30. L’approche est facile et ils nous ont placés au quai des gros bateaux, ce qui rendait, aussi, la manœuvre très simple. Une fois bien amarrés, le nez pointant dans le vent, nous avons tranquillement monté les voiles. Une fois le moteur arrêté, j’avais remarqué que le cycle de la pompe de calle était anormal. Un capitaine qui connait bien son bateau est familier avec tous les sons et comportements de son embarcation et détecte immédiatement les anomalies.

Une vérification rapide a confirmé que le chauffe-eau avait une fuite. Nous avons essayé de la colmater mais sans succès. Comme il n’était pas question de tout démancher sur place, nous avons décidé que nous utiliserions tout simplement les douches de la marina. Micheline a vanté l’efficacité de la débarbouillette tandis que Michel et moi avons décidé d’attendre au prochain arrêt. Après tout, au siècle dernier, les gens ne se lavaient que quelques fois par mois et n’en mourraient pas.

Le lendemain matin nous nous sommes comportés comme des vacanciers et nous avons quitté la marina à 10 heures. Les deux prochaines écluses étaient Snell et Eisenhower près de Cornwall. La procédure est toujours la même, c’est-à-dire, accoster au quai des plaisanciers, appeler les éclusiers pour recevoir les instructions avec les doigts croisés. À ma très grande surprise, ils nous ont demandé de procéder immédiatement. L’écluse suivante Eisenhower (photo a droite) est située à environ 5 milles plus loin et ouvre en tandem avec la première. Donc elle était ouverte lorsque nous sommes arrivés. Si nous avions su, nous serions partis à 8 heures et nous aurions pu nous rendre a Beauharnois avant la noirceur.

Le GPS indiquant que si la tendance se maintenait, nous serions à l’entrée du Canal Soulange, près de Valleyfield, pour la fin de l’après-midi. J’ai suggéré à Michel d’y arrêter car c’est un excellent endroit pour s’y arrêter pour la nuit et qu’il serait bon qu’il se familiarise avec l’approche. De plus, il en coute une fraction du prix de la marina de Valleyfield pour y séjourner. Le reste de la journée s’est déroulé dans l’ordre habituel, c’est-a-dire, un bon vin, un bon soupé et une bonne douche avant le dodo.

Nous étions en route des 8 heures le lendemain matin. Arrivé au pont de Valleyfield je répétais à Michel comme aux écluses précédentes, comment nous avons du attendre jusqu'à 2 heures dans le passé avant qu’il se lève pour nous laisser passer lorsque nous avons soudainement entendu la sirène nous annonçant qu’il lèverait dans quelques minutes. Je n’en revenais pas. J’ai dit a Michel et Micheline qu’un voyage facile comme ça n’arrive qu’une seule fois dans une vie et qu’ils l’auraient connu des leur premier passage.

http://marinas.com/view/bridge/1053_Pont_St._Louis_Bridge_St._Louis_De_Gonzague_QC

L’explication est toutefois assez simple. Étant très tôt dans la saison, il y a très peu de gros bateaux qui empruntent la voie maritime. Ceux-ci ayant normalement priorité aux écluses et aux ponts nous devons les attendre. S’il n’y en a pas qui s’annoncent dans un temps raisonnable, les éclusiers peuvent effectuer la manœuvre pour nous seulement et nous passons immédiatement.

Arrivés aux écluses de Beauharnois (il y en a deux à passer) nous avons accosté au quai des plaisanciers et regardé le tableau électronique qui nous annonçait qu’ils faisaient des travaux d’entretient et que l’heure anticipée de passage était 19 heures. J’ai appelé l’éclusier et lui ai dit : dis-moi que c’est une erreur ce que je vois sur le tableau. Eh oui qu’il me répondit, nous montons un gros bateau et vous passerez aussitôt qu’il sortira de l’écluse. Ouf!


http://www.youtube.com/watch?v=ip5PpvcCw_w&NR=1

Comme de fait, moins d’une heure plus tard nous passions la première écluse, sans histoire, la deuxième nous attendait les portes ouvertes et comme notre destination, Beauharnois n’est qu’à quelques milles en aval, nous étions au mouillage au début de l’après-midi. À part le réservoir d’eau chaude (qui a été remplacé par un neuf depuis) tout a bien fonctionné et ça été un voyage presque parfait. Pas sur que c’est une bonne chose pour Michel qui pourrait penser que c’est toujours aussi facile…

lundi 24 mai 2010

RETOUR À MONTRÉAL

RETOUR À MONTRÉAL


Finalement, notre ami Jean-Claude Désilet nous a confirmé qu’il serait à la maison au début de la semaine et nous avons décidé d’arrêter à Trois-Rivières pour lui rendre visite. J’avais fait beaucoup de travail de préparation la veille et à 9 heures lundi matin nous étions prêts à partir. Nous avons finalement décidé de revenir par la vallée de la Matapédia (ligne bleu fonce, la ligne verte est la route habituelle) et de longer le fleuve St-Laurent à partir de Mont-Joli.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Vall%C3%A9e_de_la_Matap%C3%A9dia

Suivant notre GPS, la distance est la même que lorsque nous passons par Fredericton et Edmundston, à peine 20 km de plus. Le pavé est moins beau mais étant donné que nous voyageons dans une vallée qui longe la rivière Matapédia il y a beaucoup moins de côtes à forte pente à monter et c’est plus facile. En principe ça aurait dû nous coûter moins cher d’essence mais comme il a venté très fort toute la journée et que nous l’avions en plein sur le nez je n’ai finalement pas noté de différence. La prochaine fois nous passerons probablement par les E.U. afin de voir des nouveaux paysages.

Nous sommes passés de la Nouvelle-Écosse au Nouveau-Brunswick vers 11:30am. L’indicateur du niveau d’essence disait qu’il était temps de faire le plein et Marielle a mentionné qu’il était temps d’arrêter pour manger. Comme nous approchions Aulac, NB et que je connaissais le poste d’arrêt pour les camions nous avons décidé de nous y rendre. Ces arrêts pour camions sont biens car il y a beaucoup d’espace pour manœuvrer et stationner. De plus, j’ai payé 0.99ȼ le litre d’essence. Le réservoir a réussi à avaler 245.25 litres qui ont couté 245,00$. Ça peut vous sembler beaucoup mais je vous rappelle que nous n’avons pas à payer de frais d’hôtel et de restaurant et que si nous soustrayons le coût de l’essence que nous aurions mis dans l’auto de toute façon, ça ne coûte pas plus cher que de voyager en auto.

Nous étions rendus à Campbellton au milieu de l’après-midi. Il était trop tôt pour arrêter pour la nuit. Par contre nous savions que les terrains de camping ne seraient pas ouverts dans la vallée et que si nous continuions, nous ne pourrions nous arrêter avant 6 heures. Nous savions qu’il y avait un Walmart à Rimouski pour arrêter pour la nuit. Nous avons décidé de continuer. Les paysages de la vallée de la Matapédia sont extraordinaires et nous recommandons à ceux qui ne sont jamais passés par là d’aller voir ce beau coin de notre pays avant d’aller à l’étranger.




Une fois bien installés au Walmart de Rimouski, Marielle a décidé d’aller acheter un petit poulet rôti et de la salade au Super C tout près. C’est une bonne formule pour elle. Pas besoin de préparer à souper, pas de vaisselle à faire et son petit glouton de mari aime bien ces petits poulets arrosés d’un bon verre de vin. Quelques heures plus tard il y avait deux ou trois autres VR près de nous et lorsque les magasins du centre commercial furent fermés ce fut le silence complet. Nous étions au lit très tôt.

À 8 heures le lendemain matin nous étions en route. Rendus à Québec nous avons traversé le pont pour voyager par la rive Nord car le chemin est plus court pour nous rendre à Trois-Rivières. Nous étions chez notre ami Jean-Claude à midi pour savourer un bon verre de vin et un bon lunch tout en échangeant les dernières nouvelles. Jean-Claude, qui est aussi retraité de Toyota Canada, est celui qui m’a donné ma chance et m’a engage en 1975. Il a été mon patron pendant plusieurs années et nous avons longtemps travaillé ensemble.

À 2 :30 heures, il était temps de partir si nous voulions être à la maison pour le souper. Sachant que nous serions à Montréal à l’heure de pointe et n’ayant aucunement l’intention de plonger dans ce trafique, nous avons traversé le pont Laviolette et nous sommes retournés sur la rive-sud. Le tronçon de St-Constant était engorgé comme d’habitude et les travaux du prolongement de la route A30 à Chateauguay nous ont retardés d’au moins une demi-heure. Lorsque l’autoroute 30 sera complétée nous sauverons minimum une heure de route sur le nouveau trajet. Nous avons bien hâte. Finalement nous sommes arrivés à la maison à 17:30 heures et j’ai eu droit à mes deux hotdog et ma frite. Quel délice après 3 semaines de régime.






Jeudi matin le nouveau propriétaire de Lady M est venu me chercher pour que je l’aide à préparer le bateau pour la mise à l’eau et le convoyage de Iroquois dans les 1000 Iles jusqu'à Beauharnois sur la rive-sud de Montréal. À lire bientôt dans le Blog.

samedi 15 mai 2010

HALIFAX, le 15 mai 2010.

HALIFAX, le 15 mai 2010.


Nos activités depuis deux semaines sont partagées entre les petits travaux d’entretient, les visites de notre petite fille Keisha, les marches, les tours de bicyclette, les visites au centre d’achat et à l’épicerie et autres activités similaires peu stressantes reliées à la vie de retraités.

Le plus pressant en arrivant ici était de prendre un rendez-vous avec notre médecin pour renouveler nos prescriptions de médicament. Appel le mercredi et rendez-vous le lundi suivant. Le médecin suggère d’en profiter pour faire prendre les prises de sang. Il semble s’inquiéter du taux d’enzymes dans mon système parce que je prends des pilules pour le cholestérol. Je ne faisais même pas de cholestérol au départ, seulement une tendance, et je n’en fais toujours pas mais le médicament peut favoriser un surplus d’enzymes qu’il me dit et, si c’est le cas, il faudra rééquilibrer çà. C’est comme çà que les vieux se réveillent à 75 ans avec 12 pilules à prendre à chaque jour.

J’ai décidé de niveler le stationnement du motorisé avant de déménager sur notre terrain. Il y avait une différence telle entre les roues avant et arrières que celles-ci ne touchaient plus à terre lorsque le motorisé était de niveau en plus d’avoir les pieds entièrement sortis, ce qui n’est pas recommandé par le manufacturier. J’ai dû ajouter deux mètres cube de gravier, l’étendre au râteau et border le tout avec des pierres que je suis allé chercher dans le bois avec un brouette. L’effort physique le plus intensif que j’ai produit depuis plusieurs mois et qui m’a permis, deux jours plus tard, d’identifier des muscles que je ne pensais même pas avoir. Il est temps que je retourne au gym. Les objectifs ont été atteints, le motorisé est plus facile à mettre de niveau et ça ne parait pas si mal.

Nous gardons Keisha et elle reste à coucher à tous les deux ou trois jours, ce qui garde grand-maman pas mal occupée. Keisha est la deuxième raison pour laquelle nous avons mis fin à nos projets de navigation à travers le monde. Des examens, à sa naissance, ont confirmés qu’elle souffrait d’un problème de surdité profonde et comme si ce n’était pas suffisant, d’autres examens effectués à l’âge de deux ans ont révélés qu’elle était autiste.

À six ans elle ne parle toujours pas. Les enfants autistes ne parlent généralement pas avant l’âge de 5 ans mais, dans son cas, le fait qu’elle est sourde ne facilite pas le processus d’apprentissage. Toutefois, elle communique très bien à l’aide de signes et d’images. Les intervenants ont de l’expérience avec les enfants soit sourds ou autistes mais la combinaison des deux demeure un défi même pour les plus expérimentés. Contrairement à la majorité des enfants autistes, il est possible d’obtenir son attention. Elle nous regarde dans les yeux et est affective, ce qui nous donne beaucoup d’espoir pour l’avenir.




Les véhicules récréatifs ont soit une table avec quatre chaises ou une banquette style restaurant dans la cuisine. Notre CruiseMaster avait la table avec les quatre chaises et notre nouveau motorisé est équipé d’une banquette que les gourous en marketing appellent dinette parce que ça sonne mieux à l’oreille de l’acheteur. Ayant maintenant utilisé les deux, nous constatons que l’arrangement dinette offre beaucoup d’avantages comparativement à l’option table et chaises séparées. Premièrement, les quatre chaises prennent beaucoup de place et comme la plupart des véhicules récréatifs que nous avons visités. Nous en avons entreposé deux et les avons remplacées par deux petites chaises pliantes qui prenaient la place d’autres choses sous le lit de la chambre à coucher. Au contraire, les banquettes de la dinette deviennent d’immenses espaces de rangement où nous gardons plein de cannage, boites et sacs de nourriture sèche, et il reste de la place. Pas besoin d’attacher les chaises avant de partir et à l’arrêt pour le lunch quand nous voyageons. De plus, et non le moindre, le tout se transforme en un merveilleux petit lit parfaitement adapté à notre petite fille lorsqu’elle couche chez nous, et le divan-lit demeure disponible. Enfin, nous trouvons les banquettes de notre motorisé beaucoup plus confortables que les chaises. A winwin situation comme disent les Anglais.

Nous essayons de marcher à tous les jours. Notre parcourt de 4 milles aller-retour nous amène à Hacketts Cove, une petite baie d’une beauté remarquable qui héberge des bateaux de pêche qui se reposent de la nuit passée à travailler au large et des voiliers qui attendent patiemment que leurs propriétaires viennent se reposer de leur semaine passée a travailler en ville. Ce parcourt qui comprend plusieurs bonnes côtes permet à notre rythme cardiaque d’augmenter suffisamment pendant assez longtemps pour nous garantir un bon exercice cardio. Un autre winwin…




Nous quitterons pour Montreal Lundi matin. Nous devons décider si nous passerons par la vallée de la Matapédia en Gaspésie ou si nous traverserons a Bangor Maine et longerons la frontière du coté Americain. Même a la retraite il y a des decisions difficiles a prendre.

jeudi 6 mai 2010

HALIFAX, le 5 mai 2010

HALIFAX, le 5 mai 2010


Nous devions partir pour Halifax une semaine plus tôt mais la transaction de vente du bateau a été plus longue que prévue et la prise de possession du motorisé a aussi été retardée. De plus, nous avons été invités à une réception pour fêter le 30ième anniversaire de mariage de nos amis Jocelyne et Marc Rainville. Nous ne voulions pas manquer cette occasion de les revoir et de rencontrer nos amis.


Ça nous a finalement donne une semaine pour nous familiariser avec le motorise et le préparer pour le départ. Dimanche midi nous étions prêts à partir et nous avons décidé de nous mettre en route et de rouler jusqu'à la fin de la journée. Rendus à Rivière-du-Loup vers l’heure du souper, le GPS indiquait que nous serions à Edmunston vers 8 :30pm (9 :30pm Atlantique). Comme tout allait bien et que je n’étais pas fatigué nous avons décidé de nous y rendre et d’arrêter au Walmart qui est situé en bordure de l’autoroute.

Nous avons eu une température superbe toute l’après-midi et la vue sur le fleuve entre l’Islet-sur-Mer et Rivière-du-Loup était magnifique. Par contre, la mauvaise condition de la route durant de longs segments nous rappelait que nous vivions dans un monde imparfait. Nulle part ailleurs dans nos voyages avons-nous noté un manque d’entretient aussi flagrant qu’au Québec. Il est difficile de comprendre ce qui se passe.

Comme il est encore tôt dans la saison touristique, il n’y avait qu’un seul autre voyageur (une fifthwheel) au Walmart. En Juillet nous aurions été 6 ou 7 stationnés ensemble au bout du stationnement. Je m’émerveille toujours de cette chance que nous avons d’arrêter dans un endroit propre, bien éclairé, tranquille et gratuit.

Nous avons quitté à 9 :30 heures de l’Atlantique le lendemain matin après une bonne nuit de sommeil. Il y avait un peu de brouillard quand nous sommes partis mais il s’est vite dissipé et il a fait soleil tout le reste de la journée. La route entre Grand-Falls et Fredericton longe la rivière St-Jean et offre de merveilleux paysages panoramiques. De plus, ce tronçon de route a été entièrement refait il y a deux ans et le pavé est très doux. Ce qui ajoute au plaisir du voyage. Après un bref arrêt sur l’heure du midi pour faire le plein d’essence et luncher nous avons repris la route et nous avons roulé sans arrêt jusqu'à notre destination, le Wayside Campground à Glen Margaret en Nouvelle-Écosse.





Il y avait un bateau bien enchainé sur notre site et le propriétaire était évidemment absent car la saison n’est pas encore commencée. Doug, le propriétaire du camping nous a suggéré de nous installer sur le terrain de notre choix et a alimenté notre borne électrique.


Une demi-heure plus tard nous étions bien installés et nous dégustions un bon verre de vin pour clore un autre voyage rapide (823 mi)mais sans problèmes.

vendredi 23 avril 2010

NOTRE NOUVEAU MOTORISÉ

NOTRE NOUVEAU MOTORISÉ


Lorsque nous avions acheté notre motorisé il y a 4 ans, notre expérience du camping se limitait à quelques fins de semaine sous la tente dans les années soixante. Ne sachant pas si nous allions aimer ce genre d’activité, nous avons opté pour un motorisé âgé de 5 ans parce que la dépréciation de ces véhicules est très forte durant cette période et nous voulions minimiser nos pertes si l’expérience s’avérait négative.

Après 3 étés à plein temps dans le motorisé et l’expérience de notre voyage de cet hiver nous rêvons de faire plusieurs voyages dans le sud ouest américain durant les 5 prochaines années et nous avons décidé d’investir dans un nouveau motorisé. Notre Cruiser Master 35 2001 a été très confortable et nous avons été très satisfait de son comportement sur la route mais il est maintenant âgé de 9 ans et affiche 80,000 kilomètres au compteur.

Notre objectif était :

1) Acheter le plus récent possible avec très peu de millage tout en respectant notre budget.
2) En profiter pour nous procurer un véhicule plus haut de gamme et mieux équipé que notre Cruise Master.

Même si j’aurais préféré un Pusher Diesel, la raison a pris le dessus sur la passion car ils sont beaucoup plus dispendieux que ceux équipés d’un moteur à essence et ne répondaient pas à notre critère #1. Les motorisés avec moteur diesel ont aussi la réputation d’être dispendieux à entretenir lorsqu’ils vieillissent.

Notre choix s’est arrêté sur un National Dolphin LX 2007 avec seulement 25,000 km au compteur. Le Dolphin est un motorisé avec moteur à essence très haut de gamme dont la fabrication et l’équipement s’approchent beaucoup des Pusher. Voici la liste des améliorations qu’il apporte par rapport à notre Cruise Master 2001 et autres motorisés moins haut de gamme.

- Structure en acier plutôt qu’en bois ou aluminium.

- Isolation supérieure et fenêtres doubles. Reservoirs chauffes.

- Toiture en fibre plutôt qu’une membrane de cuir. Pas d’entretien et pas de fuite d’eau.

- Peinture complète avec 3 couleurs. Pas de bandes (stripes) collees.

- Pare-brise une pièce plutôt que 2 morceaux.

- Roues Mag Alcoa de 22.5 po au lieu de 19.5 et freins à disque aux 4 roues avec ABS. Pneus Michelin.

- Climatisation centrale avec thermo pompe au lieu de deux unités sur le toit. Beaucoup plus efficace et silencieux en plus de cumuler les deux fonctions de chauffage et de climatisation (il y a en plus une fournaise au propane de 35,000 BTU)

- Génératrice Onan Marquis Gold, fermee, de 7000 watts au lieu de 5000 watts.

- Auvent de patio électrique avec commande à distance et détecteur de vibration qui la fait se replier automatiquement.

- 4 batteries 6 volts avec 440 ampères de réserve montées sur tiroir coulissant avec un chargeur/convertisseur de courant XANTREX de 100 ampères et 2000 watts.

- Comptoir de cuisine et de salle de bain en Korean.

- Siège du conducteur électrique à 6 commandes.

- Boiserie et finition intérieure de meilleure qualité.

- Cinéma maison intégré et radio avec magasin lecteur de 10 CD.

- Le filage est déjà en place pour ajouter des panneaux solaires au besoin.

- Réfrigérateur grandeur maison a 4 portes.

- Pare-soleil électrique couvrant entièrement le pare-brise.

http://video.google.com/videoplay?docid=-2722594526129168988#

Le moteur Ford V10 est plus récent et développe 360 forces au lieu de 310 ce qui permet, combiné avec une transmission plus moderne, de meilleurs rapports d’engrenage qui devraient se traduire par une meilleure moyenne de consommation d’essence. Franchement, nous ne comptons pas réellement là-dessus.



Nous avons laisse notre Cruise Master 2001 en consignation chez VR Experts de Laprairie. Alors, si vous connaissez quelqu’un qui se cherche un vrai bon motorise usage en superbe condition, envoyez-lui le lien suivant.


http://showrooms.canadatrader.com/showrooms.asp?RowID=4217616&Dealer_id=3337-3719&Pagecount=1&status=0

dimanche 18 avril 2010

MELOCHEVILLE, le 17 avril 2010

MELOCHEVILLE, le 17 avril 2010


Déjà un mois que nous sommes revenus au pays. Nous avons vendu notre bateau, LADY M, acheté un nouveau motorisé et signé le bail pour notre nouvel appartement dans lequel nous déménagerons le premier juillet. Nous avons décidé de garder notre motorisé et de le vendre nous-mêmes. Comme nous avions donné la moitie de nos meubles il y a quatre ans, nous sommes allés magasiner des meubles neufs pour le nouvel appartement. À part ça, il ne se passe pas grand-chose d’intéressant dans notre vie.

Vente du bateau

Lorsque nous l’avons acheté, Lady M était à la marina de Clinton sur le lac Huron en Ontario et s’appelait Lady In Red. Le bateau était en bonne condition mais n’était pas très équipé. Nous l’avons fait repeindre et nous l’avons équipé pour la croisière. Une fois les couleurs changées nous avons réalisé que le nom Lady In Red ne convenait plus et nous l’avons rebaptisé Lady M.

Notre rêve était de faire le tour du monde mais dès la première année dans les Antilles, Marielle avait constamment le mal de mer et ne réagissait pas bien du tout durant les traversées et même à l’ancre lorsque le bateau tanguait constamment dans la houle. Nous pensions qu’avec le temps elle prendrait le pied marin et que la situation s’améliorerait pour elle, mais l’année suivante après avoir essayé tous les médicaments suggérés par tout le monde, les patches, le bracelet électronique, etc… Çà n’allait toujours pas mieux.

De passage à la marina de Pointe-à-Pitre en Guadeloupe en février 2007 elle se sentait très mal et elle a décidé de consulter un médecin local qui, après examen, s’est empressé de la référer à son ami cardiologue qui avait un bureau pas très loin. Celui-ci, après une foule d’examens m’a fait venir dans son bureau lors de la deuxième visite et m’a expliqué qu’elle devait laisser le bateau et retourner à la maison aussitôt que raisonnablement possible sinon elle aurait de sérieux problèmes. Nous sommes traversés à Antigua où Marielle a pris l’avion. Notre voyage autour du monde venait de prendre fin.

J’ai navigue seul de Antigua aux Bahamas où Marielle est venue me rejoindre quelques mois plus tard. Nous avons entreposé le bateau en Floride et décidé de passer un autre hiver dans les Bahamas pour voir comment ça irait car il n’y avait pas de longues traversées à faire et il est facile de trouver des endroits bien protégés pour jeter l’ancre dans les Exhumas. Marielle n’a presque pas souffert du mal de mer durant l’hiver mais nous n’avons pas aime notre expérience et nous étions d’accord que ce n’était pas ce que nous voulions faire durant les 5 prochaines années. Nous avons donc décidé de ramener le bateau a la maison.

Le partage de notre temps entre Montréal et Halifax nous laisse malheureusement très peut de temps pour profiter du bateau et les frais de mouillage, entreposage et entretient sont difficiles à justifier dans ces conditions. Nous avons donc décidé, avec regret, de vendre notre bateau et parce que nous avons beaucoup aimé notre expérience avec notre motorisé cet hiver nous avons décidé d’en acheter un plus nouveau et mieux équipé.

Nous nous rachèterons probablement un Nonsuch dans quelques années lorsque notre petite fille Keisha sera plus vielle et que nous passerons moins de temps à Halifax. Nous avons navigué la côte de la Nouvelle-Ecosse et les Mille Iles pendant 6 ans avec notre Nonsuch (Astrocat) avant d’acheter notre Bayfield et nous croyons que c’est le bateau idéal pour les eaux intérieures. Aussi spacieux et confortable qu’un bateau de 35 pieds. Il est facile à manœuvrer et ne coûte pas plus cher qu’un bateau de 30 pieds à garder et entretenir.